| | news

L'explosion des articles scientifiques en prépublication critiquée... dans un article prépublié

Recherche sur le nouveau coronavirus. Photo: KEYSTONE

Des chercheurs britanniques, allemands et américains se sont penchés sur l’usage phénoménal des articles scientifiques en prépublication (ou preprint, c’est-à-dire publication anticipée, sans revue par les pairs) pendant la pandémie de Covid-19. S’ils relèvent que cette publication accélérée a permis une meilleure diffusion de la recherche dans une situation d’urgence, ils se montrent beaucoup plus réservés quant à la diffusion dans les médias et sur les réseaux sociaux de résultats spectaculaires qui ne passent pas toujours l’examen critique des experts du domaine.

Pourquoi c’est passionnant. Apparus dans les années 90, les preprints d’articles scientifiques ont vu leur usage décuplé par la crise du coronavirus et leur diffusion sur les réseaux sociaux atteindre des niveaux sans précédent. Sans doute utile pour les chercheurs spécialisés, ce partage largement incontrôlé a aussi alimenté théories du complot et autres biais de confirmation (privilégier les informations qui confirment des idées préconçues). L’étude met des chiffres sur ce phénomène mais convient aussi que son influence sociale reste à découvrir.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner

Recevez chaque jour des actualités thématiques en vous inscrivant à nos newsletters gratuites.

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi