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L'empreinte carbone du streaming surestimée d'un facteur 30 à 60

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Les chiffres d’un récent rapport du Shift Project, consacré aux émissions indirectes de gaz à effet de serre de la vidéo en ligne, auraient surestimé d’un facteur 30 à 60 l’impact climatique d’un film visionné sur Netflix. Selon l’analyse de CarbonBrief, richement illustrée de graphes interactifs, les hypothèses du Shift Project ne sont pas cohérentes avec les données proposées par l’Agence internationale de l’énergie. On estime que le secteur numérique représente 3,8% des émissions de gaz à effet de serre globales. Mais l’impact d’une demi-heure de streaming, lui, s'élèverait de 0,028 à 0,057 kg équivalent CO2 seulement au lieu de 1,6 kg.

Pourquoi on en parle. Face à des affirmations parfois fantaisistes, comme «une heure de streaming vidéo sur un smartphone équivaut à la consommation d’un réfrigérateur allumé pendant un an» ou même «huit heures de streaming engendrent une pollution comparable à celle d’un passager aérien lors d’un vol translatlantique», Heidi.news s’était déjà prêté au jeu de l’estimation, pour rappeler que la part d’électricité liée aux réseaux mobiles était prépondérante par rapport à celle des datacenters. Dans cette nouvelle analyse, CarbonBrief va plus loin, en distinguant notamment l’empreinte carbone par pays, en fonction de leur mix électrique. Surtout, elle fait apparaître clairement les incertitudes numériques sur les chiffres, qui n’apparaissaient pas explicitement dans le rapport du Shift Project, ainsi que Heidi.news le soulignait.

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