L'Allemagne refuse un embargo sur les énergies fossiles russes

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Interdire les importations de gaz, pétrole et charbon russes pour réduire l’emprise énergétique du Kremlin sur l’Europe? Les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères s’y sont opposés dimanche 6 mars. Leur motif: cette sanction serait difficile à assumer sur le long terme, et risque de mettre à mal l’approvisionnement énergétique allemand. Les Etats-Unis n’ont quant à eux pas encore tranché sur la question qu’ils considèrent encore «activement».

Pourquoi c’est important. Des experts et organisations ont appelé à un embargo sur les exportations d’énergies fossiles russes comme sanction en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Le porte-monnaie du Kremlin serait fortement touché par une sanction sur le gaz et de pétrole, qui représentent 60% des exportations russes et près d’un tiers du produit intérieur brut du pays. Le 3 mars, l’Agence internationale de l’énergie élaborait par ailleurs une stratégie pour réduire la dépendance européenne au gaz russe.

Mais l’Europe — et la Suisse — dépendent fortement des exportations de carburants russes: 40% du gaz et 25% du pétrole européens proviennent de la Russie. En position de force, le président russe Vladimir Poutine peut à tout moment menacer de fermer les robinets des gazoducs et ainsi priver l’Union européenne d’une grande partie de son approvisionnement énergétique.

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