| | Interview

«L’accord de Paris, même s’il reste insuffisant, a redonné des ambitions climatiques»

Unil

Le 12 décembre 2015 était adopté, à l’issue des négociations de la COP21, l’accord de Paris. Un texte historique, le premier accord mondial contraignant d’un point de vue juridique sur le changement climatique. Cinq ans après, le bilan est mitigé: les émissions ont continué de croître pour atteindre un record en 2019. Elles ont certes chuté de façon inédite en 2020, mais à cause de la pandémie de Covid-19 et du confinement. Et surtout, malgré les promesses, aucun pays n’a implémenté de politiques réellement compatibles avec l’objectif de limiter à +1,5°C la hausse des températures, rappelait début décembre le Climate Change Performance Index. Nous sommes en effet sur la trajectoire d’un réchauffement à +3°C d’ici la fin du siècle.

Pour faire le bilan, nous avons échangé avec Julia Steinberger, professeure à l’Institut de géographie et durabilité de l’Université de Lausanne (Unil). Spécialiste des enjeux sociétaux liés aux effets du dérèglement climatique, elle est co-auteure principale du 6e rapport d’évaluation du GIEC. Elle a aussi à plusieurs reprises affirmé son soutien aux mouvements de la jeunesse pro-climat.

Heidi.news — Début décembre 2015, lors des négociations climatiques de l’accord de Paris, l’heure était à l’optimisme. Aujourd’hui, l’on réalise qu’il n’a pas tout pu. Faut-il voir le verre à moitié vide, ou à moitié plein?

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