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Iter entame l’assemblage du réacteur de tous les superlatifs

Transport d'un aimant supraconducteur de 600 tonnes. /Iter

Toujours plus spectaculaire. Après avoir reçu le 26 juin, un aimant électro-magnétique de 400 tonnes, le projet de réacteur de fusion nucléaire Iter réceptionne ce 20 juillet au port de Fos-sur-Mer un colis encore plus énorme: 600 tonnes. Partie d’Ulsan en Corée du sud, cette section de la chambre à vide du réacteur expérimental est débarquée ce lundi 22 juillet. Elle sera ensuite posée avec son berceau sur une remorque de 280 tonnes et 342 roues, le convoi de 800 tonnes -le plus lourd de l’histoire du démonstrateur mondial de fusion nucléaire- va parcourir dans les jours qui suivent les 104 kilomètres qui séparent l’étang de Berre du site d’Iter à Cadarache.

Pourquoi on en parle. Après avoir surtout coulé du béton, le chantier du réacteur expérimental destiné à démontrer qu’un plasma de fusion nucléaire est capable de produire 10 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme entre dans sa phase la plus passionnante: la construction du Tokamak de 30 mètres de haut sur autant de large. L’arrivée de la première section de la chambre à vide après celles d’aimants toroïdaux va permettre le premier pré-assemblage du cœur de cette machine d’un million de composants. Coup d’œil logistique sur la construction la plus complexe jamais entreprise par l’être humain.

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