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Intelligence artificielle, du jeu à l'enjeu de société

Sarah Sermondadaz

Les Applied Machine Learning Days viennent de commencer. Jusqu’au 29 janvier, pas moins de 29 parcours de conférences et 31 ateliers réuniront le gratin mondial de l’intelligence artificielle. A cette occasion, notre rédaction se délocalise à Ecublens jusqu’à mercredi.

Longtemps, l'intelligence artificielle a été pour moi une expression ambivalente, une sorte d'animal mythique – disons de dahu – à cheval entre les merveilles de la science-fiction (ou ses frissons – souvenez-vous de HAL9000 dans l'Odyssée de l'espace...) et la prosaïque ingénierie logicielle d'un programme codé par l'humain pour réagir d'une façon ou d'une autre. Je me souviens des années 1990, où le mot était souvent utilisé pour représenter le comportement d'une machine jouant contre vous, pourtant pas bien maligne, à un jeu vidéo.

Aujourd'hui, l'IA n'a plus rien d'un jeu. C'est même devenu un enjeu de société, d'une façon très différente de ce que l'on imaginait il y a 30 ou 50 ans. Exit l'ordinateur fou qui cherche délibérément à vous tuer dans une station spatiale: les algorithmes d'apprentissage machine (machine learning), un des éléments de ce qu'on appelle aujourd'hui IA, n'ont aucune conscience de ce qu'ils font, et encore moins d'intentionnalité. Ce sont de purs instruments techniques qui font ce pourquoi ils ont été programmés. Ce qui a changé, c'est que plutôt que de suivre des règles de fonctionnement explicites, celles-ci deviennent implicites: pour connaître la consigne à suivre, la machine va apprendre d'elle-même la règle à partir d'un grand nombre d'exemples.

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