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Google aurait atteint la «suprématie quantique». Et après?

Image d'illustration | Steve Jurvetson/Flickr/Creative Commons

Dans la course à l’ordinateur quantique, Google vient de frapper très fort. La firme a discrètement mis en ligne sur le site de la Nasa, l’un de ses partenaires de recherche, un article en préprint selon lequel elle aurait, grâce à un processeur à 53 qubits, atteint la «suprématie quantique», c'est-à-dire un seuil théorique où la fiabilité et la puissance de calcul rendent cette technologie plus intéressante que l’informatique traditionnelle. Google parle même «d’étape cruciale». Le Financial Times (FT) l’a découvert avant qu’il ne soit mis hors ligne, raconte Gizmodo dans un article critique.

Pourquoi c’est important, mais aussi à nuancer. Selon l’étude, qui devrait par la suite être publiée dans une revue académique, le processeur quantique de Google s’est montré capable de réaliser, en seulement trois minutes et vingt secondes, un calcul qui aurait pris 10’000 ans sur le supercalculateur américain le plus rapide. La nouvelle a reçu un accueil contrasté, relate le FT dans un second article. Certains concurrents, comme IBM, déplorent le caractère invérifiable de l’annonce de Google. D’autres reconnaissent qu’avoir réussi à réduire le «bruit» quantique, et donc le taux d’erreur des qubits, relève d’une vraie prouesse. Mais les applications concrètes de ce système n’existent pas encore, rappelle Gizmodo.

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