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Fusion nucléaire: les Américains ont-ils (vraiment) accompli une percée historique?

Les lasers de l'installation au Lawrence Livermore National Laboratory aux Etats-Unis. | Lawrence Livermore National Laboratory

Le gouvernement américain a annoncé avoir atteint le Graal: produire plus d'énergie avec la fusion nucléaire qu'il n'en faut pour créer la réaction en chaîne. Mais les choses sont plus compliquées...

C’est le Financial Times qui, le premier, a vendu la mèche dimanche: un laboratoire américain aurait réussi une véritable percée scientifique en matière de fusion nucléaire. Il n’en fallait pas moins pour faire naître un véritable buzz médiatique, savamment entretenu par le département de l’énergie américain, principal financeur du Livermore National Laboratory. Ce dernier a officialisé la percée scientifique ce mardi 13 novembre.

De quoi on parle. Les chercheurs du laboratoire américain ont déclaré ce mardi 13 novembre avoir mis au point un système qui produit davantage d’énergie qu’il n’en consomme. On parle de 3 mégajoules (MJ) d’énergie produite contre 2,05 mégajoules (MJ) d’énergie consommée par les lasers, soit un rendement de près de 150%, rapporte le New York Times.

C'est crucial, car un rendement supérieur à 100% veut dire que la réaction libère plus d'énergie qu'elle n'en consomme. En 1997, le réacteur à tokamak européen JET avait atteint un rendement record de 67%, et ouvert la voie à la conception d'ITER.

Faut-il y voir la percée historique tant attendue? Ou un pas de plus – certes bienvenu, mais encore incrémental – dans la bonne direction?

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