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Le mythe des «digital natives» cache l’illettrisme numérique

Le documentaire «Without a net» met l'accent sur les inégalités d'accès aux outils numériques aux Etats-Unis. Credit: DR

L'édition 2020 du FIFDH (Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève) est annulée pour cause de coronavirus. Qu'à cela ne tienne, Heidi.news couvre sa version 2.0 en ligne avec autant (si ce n'est plus) d'assiduité.

Parallèlement à la diffusion sur YouTube du documentaire Without a net – the digital divide in America, le FIFDH organise, ce samedi 7 mars à 17h, un débat lui aussi retransmis en streaming, sur le thème de l’illettrisme digital. Modéré par la professeure de sociologie Claire Balleys, cette table ronde entre le professeur des écoles Rachid Zerrouki et Isabelle Collet, informaticienne et professeure en sciences de l'éducation, remettra la question abordée par le film dans le contexte de la Suisse et de l’Europe. Car ici le problème de l’illétrisme digital ne tient pas tant à l’accès aux outils numériques qu’à leurs usages.

Pourquoi c’est surprenant. Dans son livre «Petite Poucette», le philosophe Michel Serres affirme que les jeunes générations nées après l’apparition du Web –les digital natives– ont un accès sans précédent à la connaissance grâce à leurs smartphones. Sur leur terrain professionnel et sociologique, les invités du FIFDH constatent que c’est un mythe. Pour eux, il y a une forme d’illettrisme numérique qui devient un nouveau moyen d’exclusion sociale. Et l’école est sommée d’y remédier.

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