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Entre protection et convoitises, les enjeux géopolitiques contrariés de l'Antarctique

Image d'illustration | AP Fish Eye Films / JOHN WELLER / KEYSTONE

Pour défendre les populations de poissons, les écosystèmes ainsi que la biodiversité marine de l’Antarctique, l’une des stratégies internationales possibles est de créer des aires marines protégées (AMP), qui permettent d’interdire certains types de pêche et de définir des quotas pour les autres. Toutefois, la géopolitique du continent blanc est affaire complexe: ce territoire, vierge jusqu’au 19e siècle, n’est pas contrôlé par une seule mais par plusieurs nations, depuis un accord signé en 1959. Alors que la création d’une nouvelle de ces zones protégées doit théoriquement être entérinée en octobre 2020, trois AMP sont en réalité en lice. Le point sur les enjeux géopolitiques qui rendent une telle issue peu probable à cette échéance.

Pourquoi c’est compliqué. Le rapport du GIEC consacré aux océans et à la cryosphère en 2019 soulignait déjà, au-delà de la question climatique, le rôle joué par les AMP dans la protection de la biodiversité des océans, notamment près des pôles. Mais pour comprendre pourquoi autant de pays entendent aujourd’hui défendre la biodiversité du continent blanc, il faut se poser la question, en réalité indissociable, de leurs revendications territoriales en Antarctique. Car protéger une zone marine permet aussi de s’en assurer la maîtrise.

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