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En Suisse, l'empreinte carbone dépend surtout du niveau de vie

Image d'illustration | GAETAN BALLY/KEYSTONE

En Suisse, qui a l’empreinte carbone par habitant la plus élevée: les cantons très urbanisés, ou ceux restés plus ruraux? C’est tout l’enjeu d’une étude menée par l’EPFL. Selon celle-ci, les ruraux ont davantage d’émissions de CO2 directes (voitures, chauffage…). Mais lorsque l’on prend en compte les émissions indirectes (qui s’ajoutent le long de la chaîne de production, et restent mal prises en compte par les inventaires nationaux), les habitants des villes les rattrapent. Au final, c’est bien le niveau socio-économique qui prédit le mieux, en Suisse, l’empreinte carbone, davantage que le lieu de vie.

Pourquoi on en parle. Notre dossier «Que changer pour le climat?» s’attachait, il y a quelques mois, à comprendre la composition de notre empreinte carbone (la plus large part, en Suisse, étant occupée par l’automobile) et les actions possibles, aux échelles individuelles, collectives voire politiques, pour la réduire. Cette étude vient rappeler que nos choix de consommation ne sont pas neutres, et se répercutent indirectement sur notre empreinte carbone. Elle pose aussi la question des effets rebond, soit quand supprimer une pratique polluante en alimente une autre par substitution.

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