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En France, des faits de harcèlement dans les grandes écoles. Et en Suisse?

Image d'illustration | GAETAN BALLY/KEYSTONE

Tout a commencé par la publication d’une enquête par Mediapart.fr, le 6 janvier 2020. Titrée «Humiliations sexuelles, homophobie, sexisme: voyage au sein des grandes écoles de commerces françaises», elle lève le voile sur des pratiques de harcèlement entre étudiants au sein des plus grandes écoles de commerce du pays. Les Inrocks ont rapporté des faits similaires. Les phénomènes décrits ne sont pas isolés: plus de 500 diplômés ou étudiants ont signé une lettre ouverte, baptisée «Nous aussi», publiée le 16 janvier par Libération.

Pourquoi c’est important. Dans les campus, à l’abri des regards, des microsociétés qui pérennisent une violence structurelle enracinée dans la société peuvent se mettre en place. Après le tsunami #metoo, l’on réexamine ces comportements, souvent considérés comme des traditions, en écoutant enfin la parole des victimes. Les lieux de formation en Suisse ne sont pas à l’abri, notamment en raison d’un angle mort juridique: comme ils ne sont pas salariés (à l’exception de certains doctorants), les étudiants ne relèvent pas de la loi fédérale sur l’égalité femmes-hommes de 1996.

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