| | Reportage

En Californie, sur les traces de l’«autre» fusion nucléaire

Michl Binderbauer, le fondateur et directeur de TAE Technologies. Credit: DR

A Irvine (Etats-Unis), TAE Technologies développe une alternative au tokamak géant du projet international ITER pour produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Son premier réacteur expérimental, Norman, vient d’achever ses tests. L’entreprise qui a levé plus de 700 millions de dollars entame la construction de Copernicus, le réacteur destiné à démontrer qu’elle peut produire plus d’électricité qu’elle n’en consomme pour faire tourner la machine. Si c’est le cas, sa technologie pourrait être commercialisée d’ici cinq ans. Avec une production d’énergie moins spectaculaire qu’ITER mais une logique économique compétitive car moins gourmande en capitaux et décentralisée.

Pourquoi c’est important. La fusion nucléaire – la source d’énergie des étoiles – est la promesse d’une électricité décarbonnée abondante et bon marché sans l’inconvénient des déchets de longue vie de la fission nucléaire. Mais la fusion est une réaction élusive. Elle demande pour l’heure plus d’énergie qu’elle n’en produit. En 1997, le Joint European Torus (JET) au Royaume-Uni s’est approché (à 70%) de cette production positive avec un réacteur tokamak fusionnant des atomes de deutérium et de tritium (deux variantes, ou isotopes, de l’hydrogène). C’est cette architecture qui a été retenue pour le projet international à 18 milliards d’euros ITER en Provence. TAE suit une approche différente en fusionnant des atomes d’hydrogène et de bore grâce à des accélérateurs de particules. Reportage.

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