| | radar

La tortue Diego, qui a aidé à sauver son espèce grâce à son appétit sexuel, prend une retraite méritée

Galapagos National Park

On connaissait la lenteur proverbiale de la tortue face au lièvre. On a découvert il y a quelques années que certains mâles de l’espèce de tortue terrestre géante Chelonoidis hoodensis (endémique aux Galapagos) pouvaient, eux aussi, être des chauds lapins. Et en particulier Diego, dont l’incroyable libido aurait aidé à sauver son espèce, en danger critique d’extinction, rien de moins. A plus de 100 ans, Diego va prendre une retraite bien méritée, raconte le New York Times.

Pourquoi on en parle. Le reproducteur a engendré 40% des 2000 tortues obtenues par le programme de reproduction mené par le parc national des Galapagos, à partir de seulement 15 individus. Dans les années 1970, il ne restait que deux mâles dans ce programme, dont un n’a engendré aucune descendance. Un troisième mâle, le fameux Diego, élevé au zoo de San Diego aux Etats-Unis, a alors rejoint l’effort reproductif, à travers des accouplements particulièrement bruyants et visibles. Mais c’est l’autre mâle, beaucoup plus discret pendant ses ébats, qui a engendré la majorité (60%) de la descendance, d’après les tests de paternité pratiqués. Rien ne sert de courir, il faut décidément partir à point.

link

Lire l'article du New York Times

Chaque jour, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi