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De la photo argentique à l'hydroxychloroquine, l'étonnant cas industriel de Kodak

Image d'illustration | Montage Heidi.news d'après Creative Commons

Kodak, surtout connue pour ses activités dans le domaine de la photographie argentique, s’apprête à changer de secteur, ce que l’on appelle un «pivot stratégique». Une fois de plus dans son histoire mouvementée. Elle a reçu un prêt de 765 millions de dollars (un peu moins de 700 millions de francs) de la part du gouvernement américain pour développer plusieurs médicaments génériques, dont l’hydroxychloroquine. Elle est désormais visée par une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC), pour des soupçons de délits d’initiés.

Pourquoi c’est étonnant. Depuis les années 1990, rien ne va plus pour Kodak, fondée à la fin du XIXe siècle mais surtout connue au XXe siècle pour son activité dans la photographie argentique. Son nom est aujourd’hui associé à l’exemple type du pivot manqué: c’est un ingénieur de la firme, Steven Sasson, qui a inventé le tout premier appareil photo numérique, en 1975. Mais Kodak a par la suite échoué à s’adapter aux mutations de l’industrie photographique. La société a tenté plusieurs fois de changer son fusil d’épaule, et s’est même déclarée en cessation de paiement en 2012. Retour sur son étonnante histoire.

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