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Les carrières des chercheuses menacées par le coronavirus, y compris en Suisse

Télétravail avec des enfants en bas âge. | KEYSTONE / Christian Beutler

«Je n’ai jamais rien vu de tel.» Dans un tweet le 18 avril, Elizabeth Hannon, la vice-rédactrice en chef du British Journal for Philosophy of Science s’alarmait de la chute du nombre d’articles soumis par des chercheuses. La tendance, confirmée depuis dans d’autres revues scientifiques, s’explique par une plus grande implication des femmes dans les responsabilités domestiques et familiales depuis le début confinement, les empêchant de consacrer du temps à leurs recherches. Alors que le nombre de publications est un élément primordial des carrières académiques, le fameux «publish or perish», le phénomène inquiète.

Pourquoi c’est important. Dans les universités suisses, la proportion de femmes baisse lorsque l’on monte dans la hiérarchie académique, un phénomène appelé «leaky pipeline». Le pays ne compte que 22,8% de femmes professeures. Une étude de l’UNIGE sur les obstacles à la progression des chercheuses pointe des institutions imprégnées de préjugés sexistes et hostiles envers la maternité. Dans ce contexte, quelles seront les conséquences de la crise sur les femmes dans la recherche? Les bureaux de l’égalité des universités et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) suivent la problématique de près.

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