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Coronavirus: comment les sciences sociales expliquent l'emballement planétaire

Image d'illustration: personnes portant un masque et reflets d'indicateurs financiers dans une vitre, au Japon | FRANCK ROBICHON/EPA/Keystone

Le taux de mortalité du coronavirus, qui s’élève à environ 2%, est inférieur à celui d’autres virus proches, par exemple le Sras. C’est pourquoi les autorités se montrent rassurantes, notamment en Suisse. Et pourtant… La peur a gagné les pays occidentaux en un temps record. Face au flot continu d’annonces plus spectaculaires les unes que les autres – millions de personnes en quarantaine, vols supprimés, effondrement des marchés, hôpitaux sortis de terre en quelques jours –, le coronavirus est de toutes les discussions et alimente tous les fantasmes.

Pourquoi c’est intéressant. Le scénario actuel ressemble à s’y méprendre à celui survenu pour d’autres virus ces dernières décennies: nombreuses inconnues, emballement médiatique, provenance exotique... Mais avec quelques nouveautés. Le public découvre désormais les résultats des travaux scientifiques quasiment en même temps que les médecins. La Chine communique plus que jamais. Et avec les réseaux sociaux, la circulation de l’information, mais aussi des rumeurs, prend une ampleur inédite.

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