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Comment la Belgique a fourni l’uranium du bombardement d’Hiroshima

La mine de Shinkolobwe, au Katanga, est aujourd'hui une mine de cobalt. Elle a fourni l’uranium des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. | AP/SCHALK VAN ZUYDAM/KEYSTONE

Il y a 75 ans, le 6 août 1945 à 8h15, la première bombe atomique de l’histoire s'abattait sur la ville d’Hiroshima au Japon. Trois jours plus tard, la ville de Nagasaki subissait un sort similaire. Ces bombardements atomiques sont le produit d’une formidable course technologique entre l’Allemagne et les États-Unis. Mais aussi, c’est moins connu, celui d’une course aux ressources naturelles et en particulier à l’uranium 235 fissile. Et c’est la Belgique qui a fourni l’uranium aux Américains avant qu’occupée les nazis ne saisissent le reste de son stock.

Pourquoi on en parle. La bombe nucléaire «Little boy» lâchée le 6 août 1945 explose à 600 mètres au-dessus d’Hiroshima. Elle ravage tout sur des kilomètres à la ronde avec des températures atteignant les 4000°C. Elle tue entre 40‘000 et 240’000 personnes sur le coup, selon les sources américaines ou japonaises. La capitulation du Japon quelques jours plus tard en a fait l’instrument (contesté) d’une fin plus rapide du conflit. Considéré jusque-là comme un déchet minier, c’est l’uranium du Congo belge envoyé aux États-Unis qui a permis la fabrication des premières bombes atomiques.

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