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Comment l'Europe peut-elle réduire sa dépendance au gaz russe?

Un terminal portuaire LNG (gaz liquéfié) en Allemagne. | Keystone / EPA / Focke Strangmann

Comment l’Europe peut-elle s’affranchir de sa dépendance au gaz russe? La Commission européenne doit annoncer une stratégie énergétique en réponse à la guerre en Ukraine le 8 mars. Or, la question préoccupait déjà avant le début de la guerre en Ukraine, dans un contexte de flambée des prix de l’énergie. Si les risques de pénurie sont écartés à court terme, l’enjeu, pour l’Union européenne (UE), est d’éviter un blackout lors de l’hiver prochain — tout en évitant de financer indirectement les activités militaires russes en achetant du gaz, via les royalties versées par Gazprom à l’Etat russe.

Pourquoi on en parle. La Suisse n’est certes pas membre de l’UE, mais elle dépend, pour son approvisionnement en gaz, directement des stocks de pays de l’UE comme l’Allemagne ou la France. Le chantier reste pharaonique: comment faire chuter la demande de gaz en à peine un an, alors que la transition énergétique a été jusque-là si lente? L’Agence internationale de l’énergie (IEA) consacrait, le 3 mars 2022, un rapport spécial à cette question. Fait étonnant: comme en 1974 à l’occasion du choc pétrolier — où avait été introduit le concept de conservation d’énergie pour éviter de gaspiller des ressources coûteuses —, elle exhorte les consommateurs à adapter leur comportement: en l’occurrence, à abaisser de 1°C la température de leur logement.

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