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Comment de jeunes chercheurs ont publié seuls une méta-analyse sur l'hydroxychloroquine

Matthieu Mulot de l'Université de Neuchâtel (à gauche), Mathieu Rebeau (au milieu) et Anthony Guihur (à droite), de l'Université de Lausanne, sont trois des co-auteurs de cette méta-analyse | DR

Il s’agit de l’une des méta-analyses les plus robustes consacrées à cette question, qui a fini par devenir un débat sans fin: l’(in)efficacité de l’hydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine, sur les patients Covid-19 hospitalisés. Avec une nuance de taille: elle émane de six jeunes chercheurs, suisses, français et tchadien, et a été réalisée sur leur temps libre et de leur propre initiative. Et ce pendant le confinement, en pleine polémique marseillaise, lorsqu’ils ont commencé à échanger via les réseaux sociaux.

Pourquoi c’est intéressant. Une méta-analyse agrège un grand nombre d’études indépendantes afin de faire émerger un résultat plus solide, comme on vous l’explique plus bas. Or, la robustesse statistique de celle-ci a été saluée par des chercheurs renommés. Mais au-delà de sa portée scientifique, cette publication témoigne de démarches personnelles. C’est précisément ce qui fait son originalité par rapport aux publications classiques, où une étude est le plus souvent portée par un chercheur référent appelé principal investigator (souvent le directeur d’un groupe de recherche ou d’un laboratoire), qui se charge en particulier d’en trouver les financements.

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