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Au XVIIIe siècle, la croisade vaudoise contre la masturbation

L''excellent blog «Echos des Lumières» raconte comment la lutte contre l’onanisme fut l’un des principaux chevaux de bataille du XVIIIe siècle, afin d’endiguer une pratique jugée immorale par les médecins des Lumières.

Pourquoi c’est aussi une histoire romande. Deux Vaudois ont été particulièrement actifs dans cette croisade. Le pasteur Jean-Philippe Dutoit-Mambrini, natif de Moudon, dénonçait en 1760 «cette infernale épidémie qui répand son infection de proche en proche.» Et surtout le médecin vaudois Samuel Auguste Tissot qui connut la gloire avec son «Onanisme» de 1769, véritable best-seller pour son époque, traduit en anglais et en italien, et réédité jusqu’en 1813.

C’est grave docteur? Dans son ouvrage, Tissot liste les risques médicaux à se livrer à cette activité récréative: perte d'appétit, vomissements, toux sèche, pâleur du visage, boutons sur le front…

Les femmes seraient, pour Tissot, particulièrement vulnérables: «La masturbation produit chez les femmes les mêmes désordres que chez les hommes; elles deviennent hystériques; elles sont sujettes à des jaunisses incurables, à des crampes violentes et douloureuses de l’estomac, à des douleurs vives, dures (…) La maigreur du visage, le teint plombé, la rudesse de la peau sont les signes visibles de cette habitude chez elles. Leurs lèvres perdent leur couleur vermeille, les dents leur blancheur, leurs yeux leur éclat; les mouvements de ces derniers sont languissants.»

Rassurons nos lectrices et nos lecteurs: la pratique de l’onanisme ne présente pas de risque particulier pour la santé.

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