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2019, deuxième année la plus chaude de l'histoire

Feux de forêt en Australie, image d'illustration | Martin Snicer/Flickr/Creative Commons

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) le suspectait déjà à travers ses modélisations, le service européen Copernicus vient désormais le confirmer avec des données chiffrées. L’année 2019 représente, en termes de températures annuelles moyennes globales, la seconde année la plus chaude jamais enregistrée, juste derrière 2016, qui l’emporte avec moins de un dixième de degré d’écart.

Pourquoi c’est important. Il s’agit d’un signal d’alarme supplémentaire, qui s’inscrit dans une tendance de fond: les cinq années les plus chaudes sont toutes survenues… au cours des cinq dernières années, souligne l’agence intergouvernementale européenne. Reste à se donner, enfin, les moyens d’entamer une vraie transition climatique

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Comparaison des observations de températures moyennes au cours du temps | Copernicus

Le graphe ci-dessus, qui recense les températures moyennes sur les 60 mois précédents (c’est-à-dire cinq ans), montre l’accélération du phénomène. Ainsi que son ampleur: la température moyenne des cinq dernières années est environ 1,2°C plus chaude que pendant l’ère préindustrielle.

L’Europe particulièrement touchée. Le chiffre précédent n’est toutefois qu’une moyenne, à la fois dans le temps, mais aussi dans l’espace. Si l’on ne considère que l’Europe, 2019 devient l’année la plus chaude jamais enregistrée, légèrement au dessus de 2014, 2015 et 2018.

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Ecart de température dans le monde en 2019 par rapport à la moyenne 1981-2010 | Copernicus Climate Change Service (C3S)

Les émissions de CO2. Les observations satellitaires montrent que la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique continue de croître. En 2019, Copernicus estime son augmentation à 2.3 ± 0.8 ppm. Un taux plus important qu’en 2018 (2.1 ± 0.5 ppm), mais plus faible qu’en 2015 (2.9 ± 0.3 ppm), où un phénomène météorologique El Nino particulièrement fort avait provoqué une moindre absorption du CO2 par la végétation, du fait des épisodes de sécheresse provoqués.

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L’avis de l’expert. Dans un communiqué, Jean-Noël Thépaut, directeur de Copernicus ECMWF, a déclaré:

« Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées. La dernière décennie est également la plus chaude. Ce sont des signes d’alerte clairs.»

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