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VIDEO - Est-on vraiment accro aux écrans?

On le déverrouille une centaine de fois par jour, et il occupe une place toujours plus importante dans nos vies. C’est sans compter le temps passé devant Netflix, ou à regarder des épisodes de PopScience sur Youtube! Mais est-on vraiment accros à notre smartphone? Réponse dans ce nouvel épisode de PopScience.

Quelques chiffres. De récentes statistiques indiquent qu'en moyenne sur la planète, on passe 4,2 heures par jours sur notre téléphone. Calcul rapide: ça fait 63 jours par an. En semaine, quand on a entre 12 et 19 ans, on passe environ 2 heures et 30 minutes sur Internet. Le week-end, on estime que c’est environ 4 heures par jour en ligne.

Selon les dernières études, il est estimé que 7,4% des 15-19 ans ont une utilisation problématique d’Internet

C'est vrai que tout est fait pour nous faire ouvrir notre smartphone ou ne jamais le lâcher. D'abord, comme notre cerveau est programmé pour rechercher la nouveauté, on ouvre constamment notre téléphone pour voir «what is new today». Et pour être sûr de ne jamais rien rater comme on vous l'a déjà expliqué ici. Et ça, tous les sites web, app, boutiques en ligne ou réseaux sociaux l'ont bien compris : sur n'importe quelle app que tu ouvres il y a toujours quelque chose de nouveau, à ne pas rater, du coup, on ouvre tout le temps notre téléphone.

En plus, chaque like sur Instagram ou Facebook, chaque nouveau follower sur Tik Tok, chaque nouvelle vue sur Youtube déclenche en nous une petite décharge de dopamine, l'une des fameuses hormones du bonheur. Comme on recherche évidemment ces décharges de bien-être, on ouvre sans cesse notre téléphone pour traquer les nouveaux likes. Tu ouvres ton téléphone, tu vois un nouveau like, t'as une nouvelle décharge de dopamine, du coup tu ouvres à nouveau ton téléphone, et ainsi de suite… c'est ce qui s'appelle une boucle compulsive. Or, c'est un peu le même engrenage qui s'enclenche avec la nicotine, l'alcool, et les drogues illégales. On peut alors parler de cyberdépendance.

Pourquoi c’est plus compliqué. Ce n’est pas pour autant qu’on est accros au sens propre. Selon la psychologue Wendy Woood, interrogée par le magazine français Epsiloon, «l’addiction aux écrans n’implique pas d‘état de manque», et on ne cherche pas à y aller de plus en plus souvent, au contraire des drogues traditionnelles. Pour la psychologue, il s’agit plutôt d’une sorte d’habitude et comme disent McFly et Carlito, «dans le métro, chez le véto ou dans le lit, on scrolle».

C’est cette habitude qui va nous faire, checker la dernière story sur Instagram, binge-watcher les épisodes de Casa de Papel ou voir absolument notre artiste préféré en direct.

Attention toutefois, si cette habitude prend trop de place dans votre quotidien, par exemple, elle est la cause:

  • d’une baisse des résultats scolaires et/ou du travail,

  • d'un isolement social,

  • d'une fatigue excessive par manque de sommeil,

  • d’un manque d'intérêt pour d'autres activités de loisirs.

Alors il faut en parler. La Confédération a d’ailleurs pris le sujet à bras le corps et a mis en ligne un site internet jeuneetmedias.ch.

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