Guerre en Ukraine: vers un embargo sur le charbon russe?

En novembre 2019, un soldat ukrainien passe devant une mine de charbon détruite de Butovka dans la région de Donetsk, en Ukraine. | Keystone / AP Photo / Vitali Komar

La guerre en Ukraine se poursuit et les sanctions occidentales se durcissent. En réponse à la découverte morbide de plusieurs dizaines de corps civils à Boutcha, la Commission européenne a proposé, ce mardi 5 avril, un embargo sur le charbon russe, qui représente 45% des importations de l’Union européenne. Les représentants des 27 Etats membres pourraient donner leur feu vert ce mercredi 6 avril.

Pourquoi c’est insuffisant. L’Union européenne ne parvient néanmoins toujours pas à trouver un consensus sur les importations de gaz et de pétrole russes. Pour cause: plusieurs pays, dont l’Allemagne (qui dépend à 40% du gaz russe), l’Autriche, l’Italie et la Hongrie s’opposent à une telle sanction. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a néanmoins indiqué que Bruxelles travaille sur un éventuel embargo sur le pétrole.

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Une sanction sur les importations de gaz et de pétrole pourrait affaiblir le porte-monnaie du Kremlin: celles-ci représentent 60% des exportations du pays et près d’un tiers de son produit intérieur brut. Depuis le début de l’invasion russe, il est estimé que l’Europe — et la Suisse — ont versé plus de 19,6 milliards d’euros à la Russie pour l’importation de combustibles fossiles. Le charbon n’y représenterait que 725 millions d’euros.

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A lire dans The Wall Street Journal [ENG]