Reservé aux abonnés

Vers des bâtiments qui produisent plus qu'ils ne consomment?

Un bâtiment à énergie positive selon les standards Minergie-P à Unterwasser, Saint-Gall. | KEYSTONE / Ennio Leanza

Des maisons qui produisent plus d’électricité qu’elles n’en consomment. Est-ce l’avenir de l’immobilier en Suisse? Le 31 mai, le Conseil des Etats a validé une motion qui prévoit d’éliminer 80% des pertes énergétiques dans le secteur du bâtiment, mais aussi d’équiper leurs toits et façades de panneaux solaires. Le but? Créer de véritables «habitats à énergie positive», qui génèrent plus d’électricité qu’ils n’en ont besoin. Plan de sortie de crise ou utopie? On fait le point.

Pourquoi on en parle. En 2019, le secteur du bâtiment était responsable de 21% des émissions globales de gaz à effet de serre (GES). Selon le dernier rapport du Giec, 61% de ces émissions pourraient être évitées d’ici à 2050 grâce à l’efficience énergétique (42%), la sobriété (10%) et les énergies renouvelables (9%). En Europe et en Amérique du Nord, ce potentiel de réduction s’élève à 85%. Dans ce secteur aux codes rigides, la modernisation alignée aux normes écologiques prend son temps: moins de 1% des maisons sont rénovées en Suisse chaque année.

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous