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Une première collision spatiale depuis 10 ans

Modélisation de l'ensemble des débris spatiaux autour de la planète de plus de 1 millimètre. | ESA

Le voile se lève sur la fragmentation inexpliquée du satellite militaire chinois YUNHAI 1-02, survenue le 18 mars 2021. L’astronome Jonathan McDowell a mené l’enquête et d’après lui, c’est en entrant en collision avec l’un des restes de la fusée russe Zenit-2, ayant lancé un satellite en 1996, que le satellite serait tombé en 37 morceaux. Toutefois, le satellite serait toujours en état de fonctionnement, capable d’ajuster son orbite et de lancer des ondes radios.

Pourquoi on en parle. D’après l’Agence spatiale européenne (ESA), l’orbite terrestre compte 34 000 débris plus gros que 10 centimètres, 900 000 entre 1 et 10 centimètres, 128 millions entre 1 millimètre et 1 centimètre et environ 2 000 milliards de débris entre 1 et 0,1 millimètres. Des chiffres amenés à augmenter entre le manque de politique réelle de déblaiement de l’espace (la première mission développée par l’ESA aura lieu en 2025) et la croissance des décollages vers l’espace, notamment dans le privé avec les satellites Starlink de SpaceX ou la start-up Isar Aerospace en Europe. Si la majorité des débris sont de très petites tailles, la vitesse moyenne de collision est estimée à 10 km/s (36 000 km/h) dans l’espace, une vitesse à laquelle même le plus petit fragment peut faire des dégâts incommensurables.

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