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Une liste noire pour s'extraire des hydrocarbures

Chris LeBoutillier / Unsplash

Une base de données détaillant les activités et projets de compagnies pétrolières et gazières à travers le monde aura eu l’effet d’une bombe ce jeudi. Rendue publique à l’occasion de la COP26, et initiée par l’ONG environnementale allemande Urgewald, la «Global Oil & Gas Exit List» (Gogel) se veut un levier pour contourner les investissements fossiles. Et les résultats de leur analyse sont pour le moins glaçants: 95% des 887 entreprises recensées planifient d’étendre leur exploitation à de nouvelles réserves d’hydrocarbures.

Pourquoi c’est important. Alors que l’énergie est au cœur des négociations ce jeudi à la conférence sur le climat à Glasgow, cette liste se veut un outil pour pointer du doigt les entreprises ne s’alignant pas aux objectifs de l’Accord de Paris. C’est aussi un clin d’œil à son prédécesseur: la Global Coal Exit List, une boussole incitant à sortir du charbon.

Près de 212’000 kilomètres de futurs oléoducs et gazucs seraint ainsi prévus, soit «l’équivalent de plus de la moitié de la distance Terre-Lune», comme le souligne Le Monde. Dans la liste des entreprises prévoyant de nouveaux investissements pétroliers et gaziers figurent, entre autres, l’entreprise française TotalEnergies (anciennement appelé Total), Equinor SA de Norvège et Wintershall Dea GmbH d’Allemagne.

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