Une enzyme capable de digérer le plastique PET au coeur d'un nouveau process industriel

Bouteilles en plastique (image d'illustration) | an.difal/Creative Commons/Flickr

Elle s’appelle Ideonella sakaiensis. Cette bactérie, retrouvée dans les composts végétaux, est capable de détruire la cuticule des plantes (qui protège notamment les feuilles) pour les digérer. Or, on sait depuis 2016 qu’elle est également capable de dégrader, grâce à ses enzymes, un type de plastique, le PET. Des chercheurs français ont présenté dans la revue Nature un process industriel novateur, basé sur la production de masse de l’une de ces enzymes, modifiée génétiquement pour être 75% plus efficace que sa déclinaison naturelle. Une découverte que relate Le Monde.

Pourquoi c’est prometteur. Cette enzyme est capable de dépolymériser 90% du PET en seulement 10 heures, et livre en retour deux sous-produits qui peuvent ensuite être utilisés pour fabriquer du plastique recyclé: des acides téréphtaliques et de l’éthylène glycol. Testé sur un échantillon de vrais déchets, l’enzyme s’est montrée efficace sur tous les types de PET: transparents, colorés, opaques… Le plastique recyclé obtenu via cette filière présenterait de plus des qualités mécaniques supérieures à la moyenne. La start-up Carbios, derrière ces travaux pour la dimension industrielle, entend construire d’ici 2021 un démonstrateur à large échelle, puis une usine vers 2025.

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