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Sous les bombes à Kiev, une experte du climat: «C'est une guerre des énergies fossiles»

L'experte du Giec Svitlana Krakovska est restée à Kiev. | Anton Filonenko

Pour la météorologue ukrainienne Svitlana Krakovska, la semaine où les chars russes pénétraient dans son pays devait être celle où le fruit de huit ans de travail voyait enfin le jour, avec la publication du dernier rapport du Giec publié le 28 février, auquel elle a participé. Elle s’est entretenue avec Heidi.news en visioconférence depuis son appartement à Kiev, où des bombes russes se sont abattues sur son quartier.

«J'avais dit aux autres délégations à la plénière que mes collègues pourraient continuer de travailler à moins que des bombes nous tombent sur la tête, se souvient-elle. De la même manière que je ne cesserai de me battre pour le climat, je n'abandonnerai jamais mon pays aux mains des Russes.» Retranchée chez elle avec son mari et ses quatre enfants – dont un qui souffre d'autisme et qui n’aurait pas supporté une évacuation —, elle explique l'attente:

«J'ai pensé à l’urgence climatique encore éclipsée par une nouvelle crise après celle de la pandémie, et je me suis rendue compte que tout était lié. Les racines de la guerre et celles du dérèglement climatique sont les mêmes. Si nous ne réglons pas ces causes, c’est l'humanité entière qui se dirige vers sa propre perte.»

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