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Sans accord-cadre, le casse-tête de la participation de l'EPFL à ITER

Le tokamak d'ITER, en septembre 2021 | DANIEL COLE/AP/KEYSTONE

L’EPFL est un partenaire de longue date du projet ITER, expérience scientifique inédite qui doit prouver la faisabilité sur les plans scientifique et technologique de la fusion nucléaire. L’idée est de reproduire le même phénomène thermophysique que celui qui survient au cœur d’une étoile. À savoir fusionner — plutôt que séparer, comme avec la fission nucléaire — deux noyaux atomique, phénomène au cours duquel une quantité colossale d’énergie est dégagée. Le réacteur expérimental d’ITER, en cours de construction, doit livrer ses premiers résultats à l’horizon 2027.

Pourquoi ça coince. Ce projet scientifique ambitieux est né d’une étroite coopération internationale entre l’Union européenne (dont la Suisse, dans le cadre d’Euratom), la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis. Il a toutefois été rattrapé par les contingences politiques entre la Confédération et Bruxelles. Au printemps 2021, le «non» à l’accord-cadre avec l’Europe est venu semer la pagaille dans le monde académique suisse. De même que sa participation au programme de recherche Horizon Europe, c’est aussi la participation de la Suisse à Euratom — et indirectement à ITER qui est remise en cause.

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