Quand les tests de paternité faisaient fantasmer des illuminés

Albert Abrahms, inventeur d'un prétendu test de paternité électronique | Creative Commons

À l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’elle consacre à la paternité et l’identité, l’historienne américaine Nara Bilanich raconte la folie des tests de paternités dans les années 1920 et 1930 .

Pourquoi on vous en parle. Les premières décennies du XXe siècle ont fait l’objet d’une véritable frénésie en matière d’héritage biologique, notamment parce que c’est l’époque où l’accouchement s’est développé dans les structures hospitalières aux Etats-Unis, suscitant des peurs d’échanges de bébés.

Chacun y allait de sa méthode, de l’étude de la forme de la tête à l’examen —à la loupe— des dents. Un médecin aux prétentions douteuses avait même créé l’oscillophore, un appareil censé déterminer l’héritage parental à partir de vibrations électroniques du sang.

Même la justice s’est parfois laissée berner par ces pseudo-sciences, raconte Nara Bilanich, qui considère que la frénésie de tests en tout genre, décuplée ces dernières années avec les analyses d’ADN, en dit plus sur notre société que sur les réalités de la biologie.

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Lire l’article sur le blog de Scientific American (EN)