Quand la nature s’adapte et s’attaque au plastique

Image d’illustration, dans l’océan Pacifique, l’ONG Ocean Cleanup récolte des déchets plastiques. | Keystone

Des microbes capables de digérer du plastique? On sait depuis plusieurs années qu’il en existe dans les terres et dans les océans. Mais leur quantité et leur potentiel restaient largement inexplorés. Une équipe de chercheurs suédoise s’est attelée à éclaircir la question en référençant, à l’échelle de la planète, les enzymes de ces microbes. Ses résultats, relayés par Le Temps, sont frappants: elle a compté pas moins de 30’000 enzymes, capables s’attaquer à dix types de plastique couramment utilisés.

Pourquoi c’est passionnant. Ces travaux suggèrent que ces microbes se sont adaptés à leur environnement. Plus de la moitié des enzymes répertoriées échappe en effet au système de classification classique et leur nombre semble plus important dans les sites les plus pollués, notamment dans les eaux profondes où les particules de plastique sont plus concentrées. Reste que cette dégradation naturelle — bien plus lente que le rythme de pollution plastique — ne saurait réparer les dégâts causés par les 400 millions de tonnes de déchets plastiques que nous produisons annuellement, rappellent les auteurs.

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