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Quand la génétique raconte l'histoire de la paternité extraconjugale

Image d'illustration | PETRA OROSZ/KEYSTONE

Le père génétique d’un enfant n’est pas toujours celui indiqué sur ses papiers. D’après une étude rétrospective menée par l’Université de Louvain, cette situation a concerné plus d’un pourcent des garçons d’Europe de l’Ouest au cours des 500 dernières années. Un pourcentage qui varie beaucoup selon le lieu et les conditions socio-économiques de la naissance, et qui a brusquement augmenté à la fin du XIXe siècle, à la fin de la première révolution industrielle.

Pourquoi c’est intéressant. La génétique révèle parfois des secrets de famille anciens. Avec cette étude, elle éclaire aussi sur la réalité sociologique de l’Europe de la révolution industrielle, où le père «officiel» d’un enfant n’était pas toujours son père biologique. Pour expliquer cette augmentation, les chercheurs ébauchent une hypothèse évolutionniste, qui doit toutefois être confrontée à la réalité sociale de l’époque.

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