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Procès des 200: les condamnations des militants pro-climat se poursuivent

Des étudiants manifestent dans les locaux des Retraites Populaires à Lausanne le 15 mars 2019. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le verdict est tombée le mercredi 24 novembre au Tribunal de police de l’arrondissement de Lausanne: les 13 activistes pro-climat ayant occupés les locaux des Retraites Populaires en mars 2019 pour dénoncer les investissements dans les énergies fossiles ont été condamnés à des sanctions pécuniaires.

Pourquoi c’est important. Ces prochaines semaines, les procès de militants environnementaux sont appelés à se multiplier. Connu sous le nom du «Procès des 200 qui n’aura pas lieu», des centaines d’activistes seront jugés séparément, plutôt que lors d’un procès collectif. «Une tentative d’affaiblir le mouvement environnemental», selon Robert Ayrton, l’avocat d’un prévenu, qui avait accordé une longue interview à Heidi.news.

Les avocats des 13 activistes ont annoncé vouloir déposer un recours, a relaté Le Temps. «Il y a des limites au droit de manifester», a déclaré le juge Pierre Bruttin, qui avait déjà condamné le cofondateur d’Extinction Rebellion fin septembre. Condamnés une première fois en juin 2020, les prévenus avaient fait appel à la décision du Ministère public.

Des scientifiques suisses ont montré leur soutien aux militants, et ont regretté de ne pas être entendus par le tribunal en leur qualité d’experts.

A terme, ces condamnations pourraient remonter jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), où la Suisse fait déjà face au procès des Aînées pour le climat. A travers le monde, le climat fait peu à peu irruption dans la justice. Un domaine dans lequel la Suisse ne fait pas figure de précurseur.

Lire aussi: Pourrait-on faire condamner la Suisse pour inaction climatique?

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