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L'ADN de nos ancêtres se récolte aussi dans le sol des grottes

La grotte de las Estatuas | © Javier Trueba - Madrid Scientific Films

Pour retrouver de l'ADN ancien, il suffit désormais — littéralement — de se baisser. Pour compenser le faible nombre d'ossements fossilisés à disposition des chercheurs, une équipe internationale constituée par l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig vient, pour la première fois, de lire et d’exploiter l'ADN nucléaire de préhumains disséminés dans les sédiments de grottes. Un exploit technique narré dans la revue Science, qui marque peut-être le début d'une nouvelle ère dans la manière de connaître l'histoire de nos ancêtres.

Pourquoi c'est important. Depuis 1993 et la sortie du premier épisode de Jurassic Park, l'exploitation de l'ADN fossile est passé dans la culture populaire. Dans la réalité, aucun ADN de dinosaure n'a été débusqué, mais dès 1997 un membre de la lignée humaine –un Néandertalien exhumé en 1856 près de Düsseldorf – a vu son matériel génétique en partie décrypté. Depuis, le génome, partiel ou intégral, de 23 préhumains a été lu: 18 Néandertaliens, quatre Dénisoviens et une jeune fille issu d'un couple mixte. Pour mémoire, les Néandertaliens peuplaient l'Europe et les Dénisoviens l'Asie avant que l'humain moderne — nos ancêtres — ne sorte d'Afrique il y a environ 50’000 ans pour peupler les autres continents.

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