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Peut-on évaluer le racisme avec des propos racistes et antisémites?

Manifestation Black lives matter à Lausanne, le 13 juin 2020. | Keystone / Jean-Christophe Bott

C’est une enquête d’opinion comme l’Office fédéral de la statistique (OFS) en fait beaucoup. Depuis le début de l’année, un panel de personnes vivant en Suisse est invité à répondre à un sondage sur le vivre ensemble en Suisse. Il y est question des étrangers en général, des musulmans, des noirs, des juifs et des personnes vivant dans des caravanes en particulier. C’est à coup d’affirmations explicitement racistes et antisémites que la Confédération cherche à «présenter une image fiable des enjeux soulevés par la cohabitation des différents groupes vivant actuellement dans le pays». Choqués, plusieurs lecteurs de Heidi.news ont réagi.

Pourquoi ça interpelle. L’enquête a été élaborée en 2010. Après une phase pilote qui a duré six ans, le sujet a été confié à l’OFS en 2015, sur mandat du Service de lutte contre le racisme. Depuis 2016, elle est menée tous les deux ans et avait suscité peu de réactions de la part des sondés. Mais ça, c’était avant. Car cette année, pour la première fois, les retours outrés ont afflué. L’OFS confirme cette évolution. Et ce sont les Romands les plus irrités par le questionnaire. Malgré ces réactions négatives, l’office basé à Neuchâtel a décidé de mener à terme cette enquête, notamment pour en tirer des enseignements et voir s’il est nécessaire d’adapter le contenu pour la prochaine campagne, prévue en 2024.

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