Reservé aux abonnés

Neige artificielle aux JO de Pékin: catastrophe écologique ou pas?

Un canon à neige à Nendaz, en Valais, en 2012 | KEYSTONE/Maxime Schmid

Depuis le début des JO d’hiver de Pékin ce 2 février, leur impact climatique et environnemental nourrit la controverse. Les pistes construites à Yanqing et Zhangjiakou, à une centaine de kilomètres de Pékin, sont en effet couvertes de neige artificielle, produite depuis la mi-novembre par 300 canons à neige installés pour l’occasion. Lesquels consomment une eau précieuse.

Où est le problème? D’après l’ONG China Water Risk, la moitié de Zhangjiakou est en situation de «stress hydrique grave», avec un cinquième de la moyenne nationale de ressources en eau par habitant. Or, la bataille des chiffres fait rage.

  • Le chiffre de 186’000 mètres cubes d’eau sur la saison pour fabriquer la neige artificielle nécessaire aux Jeux a beaucoup circulé, sur la base d’une estimation fournie en 2019 par les autorités chinoises.

  • Il est clairement sous-estimé, ont confirmé les scientifiques contactés par Heidi.news: elle serait en fait supérieure à 2 millions de mètres cubes.

  • Mais ces chiffres sont-ils beaucoup plus élevés que dans les Alpes, ou de plus en plus de stations de moyenne altitude deviennent dépendantes des canons à neige?

Au-delà de la bataille des chiffres, ce débat interroge la pérennité de ces stations de moyenne altitude à 10, 20 ou 30 ans. Et rappelle que des arbitrages politiques devront être faits sur le financement des activités de sports d’hiver les plus exigeantes en ressources et en infrastructures — et ce, jusque dans les Alpes.

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous