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Les champignons anti-pollution, moisis ou miraculeux?

Image d'illustration | Pixabay / stux

Cinq cents tonnes de terre assainie en quatre mois grâce à des organismes vivants. L’étude pilote d’YpHen — une start-up transfrontalière qui développe des souches de champignons mangeurs d’hydrocarbures, de pesticides et de PCB — a abouti sur des résultats prometteurs récemment, à Plan-les-Ouates à Genève. D’autres scientifiques — à la Haute Ecole du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève (HEPIA) ou à la tête de sociétés spécialisées — se consacrent aussi à cette technique de dépollution des sols et des eaux, jugée plus écolo que les approches chimiques ou technologiques actuellement en vigueur.

Pourquoi c’est compliqué. Malgré ces recherches fructueuses, le marché de l’assainissement des sols reste au point mort. Piasio-HTP, l’entreprise de construction qui a participé à l’étude pilote sur un de ses chantiers à Plan-les-Ouates, maintient ses méthodes actuelles de traitement des sols, malgré l’expérience. Au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, les champignons peinent à convaincre.

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Devant les bureaux de PIASIO HTP / SZ / HDN

Un chantier caché. Les bureaux de Piasio-HTP forment un ensemble de constructions grises au milieu de Bardonnex, paisible village de la campagne genevoise. Le paysage bucolique d’un vaste domaine agricole détonne avec la constitution métallique et les nombreux tracteurs de l’entreprise de génie civile, qui traite les sous-sols et surfaces du canton.

Comme beaucoup de sociétés actives dans le secteur de la construction, Piasio-HTP fait face au défi de la transition durable. Ainsi, quand l’entreprise est approchée l’année passée par la start-up YpHen pour collaborer autour de nouvelles souches de champignons nettoyeurs de sols, elle donne son feu vert.

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