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Mieux traquer les émissions invisibles de gaz à effet de serre

Façade de climatiseurs, qui exploitent des gaz frigorigènes et peuvent relâcher des HCFC | Pxfuel

Alors que les Etats du monde cherchent encore une réponse globale au dérèglement climatique, trois scientifiques américains tirent la sonnette d'alarme dans la revue Nature: il nous manquerait environ 25 stations de contrôle atmosphérique pour vraiment s'assurer que chaque pays respecte ses engagements, tant vis-à-vis de l’accord de Paris que du protocole de Montréal. Signé en 1987, ce dernier devait stopper la destruction de la couche d’ozone en interdisant l’émission de gaz chlorofluorocarbones (CFC), qui sont aussi pour certains de puissants gaz à effet de serre. Mais malgré tout, des émissions néfastes persistent, notamment sous la forme d’hydrofluorocarbures (HCFC).

Pourquoi c’est urgent. Le coût d’une vingtaine de stations de mesure supplémentaires au sol, qui s’élèverait à environ 35 millions de dollars, semble dérisoire en proportion des coûts du changement climatique. Il est par exemple inférieur à celui du quatrième ticket dans la capsule du vol suborbital Blue Origin (qui n'a finalement pas été utilisé). Les satellites peuvent déjà surveiller une large part des émissions, notamment de dioxyde de carbone et de méthane, mais ils sont limités par la couverture nuageuse, et il leur est difficile de mesurer la concentration d’autres gaz nocifs plus proches du sol, tout l’enjeu étant de déterminer précisément d’où viennent les émissions indues.

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A lire sur Nature (EN)

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