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Les promesses suisses sur la déforestation partent en fumée

A Sumatra, en Indonésie, des tourbières et forêts sont défrichées pour l’exploitation de pâte à papier. |  EPA / Kemal Jufri / Greenpeace

Après les belles paroles, place à l’inaction. En novembre dernier, à l’occasion de la 26e conférence des Nations unies sur le climat (COP26) à Glasgow, la Suisse s’est engagée à enrayer la déforestation d’ici à 2030. Cette déclaration historique a été signée par les dirigeants d’une centaine de pays englobant 85% des forêts mondiales, dont le Brésil et la Russie. Trois mois plus tard, le constat est amer.

Contacté à de multiples reprises par Heidi.news, l’OFEV finit par concéder: aucune nouvelle mesure n’est prévue en réponse à cet accord. Le motif: la Suisse serait déjà suffisamment «exemplaire» en la matière. Cela aurait pourtant pu être l’occasion pour l’administration suisse de s’attaquer à la déforestation que génèrent ses importations de l’étranger.

Pourquoi c’est important. Si les forêts progressent en Suisse, les importations de matières premières agricoles ont défriché pas moins de 11,2 millions d’hectares de forêts tropicales à l’étranger ces cinq dernières années, soit l’équivalent de trois fois la superficie du territoire helvétique. L’Union européenne, deuxième importateur mondial de la déforestation, s’attèle à un projet de loi pour bannir l’importation de produits contribuant à la déforestation. Pendant ce temps, la Suisse, première place mondiale du négoce des matières premières, fait la sourde oreille.

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