Les intempéries de 2021 en Suisse ont coûté 450 mios de francs

Inondations à Cressier le 22 juin 2021. | WSL / Christophe Dénervaud

C’était il y a presque un an. De fortes intempéries frappaient durement la Suisse, entraînant le débordement de nombreux cours d’eau — dont des lacs— puis des catastrophes en série. Les boues torrentielles survenues le 22 juin 2021 à Cressier en sont un triste exemple. L’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), qui décompte les dommages liés aux intempéries (crues, laves torrentielles, glissement de terrain, éboulements et chutes de pierre, à l’exclusion de ceux liés à la neige, aux tempêtes, aux tremblements de terre ou aux sécheresses) survenus chaque année, a chiffré leur coût en 2021: 450 millions de francs, soit l’année où le montant est le plus élevé depuis 2017.

Pourquoi c’est important. L’été 2021 a été exceptionnellement humide et orageux en Suisse, mais aussi ailleurs en Europe, notamment en Belgique en Allemagne, où des glissements de terrain terribles avaient fait près de 200 morts. Le changement climatique est en cause: on observe une hausse de 7% des précipitations au niveau mondial pour chaque degré Celsius en plus, notait le Giec dans son rapport d’août dernier, avec des épisodes plus extrêmes en Europe centrale et occidentale. Une étude scientifique parue fin août rattachait clairement cette série de catastrophes au dérèglement climatique.

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La comparaison avec les années précédentes. Bien qu’exceptionnelles, les intempéries subies par la Suisse en 2021 sont loin d’être les plus coûteuses de l’histoire du pays. A ce titre, 2005 a représenté une véritable annus horribilis, notamment à cause de la tempête des 21 et 22 août 2005, qui a causé à elle seule des dommages d’environ trois milliards de francs, provoquant l’épisode de crues le plus dévastateur dans le pays depuis 1972.

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Evolution du montant des dommages liées aux intempéries, en francs constants | WSL
Pour tenir à jour le décompte des dommages, le WSL se base sur les articles des médias. Sa base de données décompte ainsi 20’000 coupures de presse.