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Les incendies en Australie ont affecté le climat… et le plancton

Feu de forêt en Australie en décembre 2019, à Bairnsdale | GLEN MOREY/AP/KEYSTONE

En 2019-2020, des incendies gigantesques ont ravagé l’Australie, rejetant des quantités considérables de CO2 dans l’atmosphère. Dans Natureune étude confirme l’ampleur de ces rejets, tandis qu’une seconde suggère que les fumées ont provoqué une croissance importante du plancton dans le Pacifique. Ce mécanisme bénéfique a pu compenser, en petite partie, l’impact des incendies sur le climat.

Pourquoi c’est important. Ces dernières années, les mégafeux se sont multipliées dans certaines régions du monde (Sibérie, Ouest du continent américain, Australie…). Les scientifiques s’interrogent sur leur lien avec le réchauffement climatique et leur impact grandissant sur la concentration de l’atmosphère en gaz à effet de serre.

Une ampleur inédite. De juin 2019 à janvier 2020, les feux de brousse ont atteint un niveau inédit depuis le début des archives australiennes à ce sujet, au milieu du XIXe siècle.

  • Trente-quatre personnes ont été tuées, ainsi que des centaines de millions d’animaux.

  • Au total, près de vingt millions d’hectares de végétation ont été détruits ou endommagés.

  • Les panaches de fumée ont grimpé jusque dans la stratosphère, vers 15 km d’altitude, avant de faire le tour de la Terre, selon les observations par satellite.

  • Ils contenaient de nombreux gaz, en particulier du CO2, ainsi que des particules solides (aérosols) dont une partie est retombée sur l’océan.

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