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Les feux du 1er août remplacés par des essaims de drones

Certaines traditions de la fête nationale risquent de changer ces prochaines années. l Keystone / Anthony Anex

Des étincelles dans les yeux, une odeur de poudre dans les narines et l’hymne suisse dans les tympans: ce traditionnel cocktail mélangeant pyrotechnie et Helvétie, c’est bientôt fini! La fête nationale étant agendée en plein cœur d’étés toujours plus chauds et secs, les feux d’artifices sont aujourd’hui fréquemment interdits. Les fusées et autres vésuves représentent une trop grande menace d’embrasement. La preuve ce dimanche lors du traditionnel feu d’artifice de clôture du Paléo, interrompu brièvement en raison d’un départ d’incendie.

Trop chauds, mais aussi trop toxiques. Les feux d’artifices, une explosion de couleurs, d’étincelles et de magie, mais également de gaz, de débris et de particules. Autant d’émissions collatérales qui se répandent ensuite dans l’air, l’eau et sur le sol. Selon l’OFEV, les pièces d’artifices génèrent près de 300 tonnes de poussières fines PM10 par année en Suisse. Aussi, une étude publiée en 2015 dans la revue ScienceDirect a démontré que les particules fines PM2.5 augmentaient de 42% durant les festivités du 4 juillet aux Etats-Unis en comparaison à un jour de contrôle sans feux d’artifices.

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