Les Européens s’accordent pour réduire de 90% leurs importations de pétrole russe

Raffinerie PCK à Uckermark (Brandebourg, Allemagne), dont l'essentiel du pétrole provient de Russie. | Keystone / DPA / Patrick Pleul

Fumée blanche pour se passer d’or noir. Les pays membres de l’Union européenne ont trouvé un accord pour mettre en place un embargo sur le pétrole russe. D’après Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, 90% des importations européennes de pétrole russe seront interrompues d’ici la fin de l’année. Le sixième paquet de sanctions adopté lundi 30 mai à Bruxelles prévoit aussi d’élargir la liste noire de l’UE à une soixantaine de personnalités russes, dont le patriarche de Moscou, et de «déswifter» (exclure du standard bancaire Swift) trois nouvelles banques russes, dont le géant Sberbank.

Les termes du compromis. La Hongrie, enclavée et très dépendante du pétrole russe, bloquait jusqu’à présent l’accord. Le compromis trouvé par les Vingt-Sept prévoit que seul le pétrole russe acheminé par voie maritime (deux tiers des importations) serait bloqué dans les six mois. Le cas du pétrole acheminé par l’oléoduc Droujba (le tiers restant), qui dessert l’Europe centrale, est renvoyé à un futur accord. L’Allemagne et la Pologne ayant décidé d’imposer un embargo de leur côté, l’Union peut néanmoins tabler sur une réduction de 90% des importations dès fin 2022.

link

A lire dans Le Monde