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Les énergies fossiles, levier de la guerre en Ukraine?

Un soldat de l'armée russe se tient dans un tank. | AP Photo/Alexander Zemlianichenko

«Lorsque vous conduisez votre voiture, vous conduisez avec Poutine!» Ce slogan, qui circule sur les réseaux sociaux en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine, fait écho au récent appel à boycotter le financement du gaz et du pétrole provenant de Russie qui, selon le mouvement écologiste XR Ukraine, alimenterait la guerre. «Si vous voulez faire preuve de solidarité envers le peuple ukrainien, vous devez trouver un moyen de vous opposer au pétrole et au gaz», écrivait le journaliste et militant écologiste Bill McKibben vendredi 25 février. La veille, le Premier ministre britannique Boris Johnson déclarait que l’Europe devait se défaire du gaz russe pour desserrer l’emprise économique de Poutine sur la politique occidentale. Une telle sanction, serait-elle envisageable?

L’énergie, nerf de la guerre. Les sanctions contre le Kremlin tombent, mais jusqu’à présent, sans viser les exportations de carburants en provenance de Russie. Une omission nullement anodine: plus de 40% du gaz et 25% du pétrole européen proviennent de la Russie. Un taux qui s’élève à 65% pour l’Allemagne qui mise sa transition énergétique sur le développement de nouvelles centrales à gaz pour remplacer le charbon et pallier l’intermittence des énergies renouvelables — mais qui envisage désormais de prolonger certaines de ses centrales nucléaires.

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