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Les contributions chinoises sous haute surveillance à la COP26

Le président Xi Jinping (archive). | AP/Keystone / Matt Mills McKnight

Toute conférence des Nations unies sur le climat est avant tout une affaire de promesses, plus ou moins tenues. D’où la nécessité de se revoir régulièrement pour faire un bilan. Sans des engagements ambitieux de décarbonation de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, la COP26 de Glasgow serait forcément décevante. Or l’absence en Ecosse de Xi Jinping, le leader chinois, puis l’envoi tardif des nouvelles «contributions intentionnelles» du pays, ont nourri les controverses. La déclaration conjointe sino-américaine surprise de mercredi concernant un renforcement des actions climatiques dans les années 2020 les dissipe-t-elle intégralement?

Pourquoi c’est important. En 2015, la COP21 s’était achevé sur un succès, celui de l’engagement volontaire de 195 pays et de l’Union européenne de:

  • limiter la hausse de la température mondiale à 2 voire 1,5°C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels

  • et atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050.

La clef de voute du dispositif? Les contributions intentionnelles au niveau national (CDN), censées être revues à la hausse régulièrement, et au moins tous les cinq ans. La COP26 de Glasgow correspond donc au rythme quinquennal, décalé d’un an pour cause de pandémie de Covid-19. Elle apparaît d’autant plus importante que les Etats-Unis de Joe Biden viennent tout juste de réintégrer l’accord de Paris précédemment remis en cause par Donald Trump. Les Etats-Unis avaient d’ailleurs rendu public leurs nouvelles CDN en avril 2021 et l’UE dès décembre 2020. Mais pour la Chine, il aura fallu attendre quasiment la veille de l’ouverture du grand raout de Glasgow.

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