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Les cendres du Dixie Fire laissent peu de place au retour à la vie

Les nombreux feux intenses de cet été en Californie ont laissé des millions d'arbres meurtris, ici les restes du feu White Rock Lake au Canada. | Keystone / AP The Canadian Press / Darryl Dyck

Le Dixie Fire, l’incendie qui ravage la Californie depuis la mi-juillet 2021, est pratiquement éteint. Mais il laisse derrière lui quelque 400 milles hectares de désolation, soit trois fois la superficie de Los Angeles. Les forêts détruites par les feux d’une extrême intensité comme celui-ci se régénèrent lentement, sur plusieurs années ou même une décennie. Et le coup porté à la forêt reste encore à évaluer, rapporte le Guardian. Les incendies tendent à avoir des conséquences de plus en plus graves, et il n’est pas dit que l’écosystème forestier soit capable de guérir dans les zones les plus atteintes.

Ce qui peut se passer. Le réchauffement climatique mais aussi la tendance à lutter contre les feux de basse intensité d’origine naturelle — qui sont pourtant favorables à la forêt — rendent les écosystèmes forestiers plus vulnérables aux incendies. Lorsque les plus grands arbres sont atteints, la protection offerte par la canopée disparaît, et les fragiles arbustes qui repoussent sur le sol carbonisé sont totalement exposés. Après un incendie, des portions de forêt dense brûlées peuvent ainsi ne jamais vraiment se rétablir, et devenir de simples prairies. Avec un effet sur les espèces locales, inadaptées à ce nouvel écosystème.

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