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Les associations pro-animaux divisées face à l'initiative «expérimentation animale»

Souris de laboratoire (image d'illustration) [ LEANDRE DUGGAN/KEYSTONE

Que pensent les associations de protection des droits des animaux face à l’initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès», sur laquelle le peuple s’exprimera le 13 février prochain? Plusieurs d’entre-elles l’ont accueillie avec prudence, voire distance. Elles évoquent— à mots couverts — un texte aux intentions louables mais maladroit, aux effets potentiellement contre-productifs.

Pourquoi c’est important. L’enjeu dépasse la question du bien-être animal. Englobant l’expérimentation animale mais aussi humaine, l’initiative entraverait sérieusement la recherche clinique en Suisse. Ce n’est pas tout: elle empêcherait de prescrire ou même d’importer tout nouveau médicament développé à l’étranger, avec de sérieuses implications pour la santé publique.

Lire aussi: Expérimentation animale: les milieux scientifiques condamnent une initiative «extrême»

Des avis mesurés sur le texte. Luc Fournier, est ancien président de la Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV)— qu’il a quittée en décembre 2021 pour rejoindre l’association Animal Equité. Il avait aussi porté l’initiative genevoise pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale en 2019. Cette fois, il ne s’engage toutefois pas pour la nouvelle initiative.

«Sur le fond, je suis d’accord, mais je ne me vois pas soutenir le texte, car c’est un mauvais texte.»

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