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Le projet du think tank Reatch pour sensibiliser les chercheurs aux règles du jeu politique suisse

Coupole du palais fédéral, à Berne | PETER KLAUNZER/KEYSTONE

Le think tank Reatch a inauguré ce 4 mars le projet Franxini, ainsi nommé en l’honneur de Stefano Franscini, personnalité historique qui appartenait à la fois aux mondes politique et universitaire. L’enseignant et statisticien fut en effet membre du premier Conseil fédéral au XIXe siècle. La démarche est ambitieuse: il s’agit d’aider les deux mondes à mieux se comprendre, rien de moins. Comment? En aidant les chercheurs qui prennent part au débat public à mieux comprendre le fonctionnement des institutions politiques suisses… et à éviter les faux pas.

Pourquoi c’est bienvenu. Entre recherche et politique, le torchon brûle, crise sanitaire oblige. Le 26 février, le Conseil national proposait de laisser à l’initiative exclusive du Conseil fédéral et du Parlement la tâche d’informer la population des mesures prises contre la pandémie de Covid-19. En ligne de mire, la task force scientifique, et le rôle qu’elle a pu jouer dans la conversation médiatique. Les scientifiques, depuis le début de la crise, ont régulièrement regretté le manque de considération des politiques à leur égard. Mais eux-mêmes sont-ils suffisamment au fait des codes de la politique?

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