Reservé aux abonnés

Le dialogue de sourds expliqué par les neurosciences

Cerveau humain, vu sous IRM | Domaine public

Nous avons tous tendance à ignorer les informations ou les arguments qui s’opposent à nos opinions. Baptisé biais de confirmation, cette caractéristique cognitive privilégie les informations confirmant nos idées préconçues et écarte celles qui les contredisent. Des chercheurs britanniques et américains ont cherché à savoir sur quels supports biologiques elle s’appuie. Leurs résultats, publiés ce lundi 16 décembre par Nature Neuroscience, montrent que ce biais est visible dans le cortex préfrontal!

Pourquoi on en parle. Le biais de confirmation était déjà décrit au 17e siècle par Francis Bacon dans son Novum organum, avant d’être mis en évidence expérimentalement par le psychologue Peter Wason dans les années 60. Aujourd’hui, des bulles de filtre sur les réseaux sociaux à l’hyper polarisation des opinions politiques en passant par le changement climatique, le débat public est envahi par les biais de confirmation.

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous